Le pape François écrit à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international...

Le pape François écrit à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international pour réclamer une « Gouvernance globale » post-COVID-19...


Samedi 10 avril 2021

Le pape François a adressé le 4 avril dernier une lettre aux participants à la Réunion de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se tient actuellement en ligne du 5 au 11 avril dans le contexte de la « relance » à la suite de la crise créée autour du COVID-19. Le pape y souhaite la mise en place de « solutions nouvelles », « inclusives et durables », par le biais notamment de la création ou de la « régénération » d’institutions de « gouvernance globale ».


Je vous propose ci-dessous ma traduction de cette lettre dont le texte original est en anglais et qui n’a pas bénéficié de traductions officielles par le Saint-Siège.

Elle est importante en effet, en ce qu’elle montre une nouvelle fois comment le pape François soutient et promeut les solutions supranationales aux problèmes de notre temps – ceux, en tout cas, mis en avant par les institutions internationales, les puissants, les (très) riches et les médias.


La pandémie du COVID-19, la dégradation écologique, la perte de la biodiversité, les inégalités, la dette du Nord envers le Sud et même la solidarité vaccinale sont toutes présentes et au garde-à-vous.

Les solutions : solidarité économique, égalité, inclusion, développement durable, paiement de la dette écologique par les pays développés, « culture de la rencontre », tout cela a également un goût de déjà vu aussi bien dans les documents pontificaux que dans le lancinant discours des mondialistes.

Les droits des nations indépendantes sont passés sous silence : tout doit passer par des régulations internationales, les nouveaux pouvoirs des institutions politiques et financières supranationales, au service d’objectifs qui peuvent sembler bons ou généreux, mais dont le contenu est plus que discutable tel qu’il est conçu par ces pouvoirs, et aussi utopique que les diverses révolutions visant à créer un homme nouveau et une société nouvelle qui ont ensanglanté notre monde depuis 1789.


Le mythe de l’égalité est peut-être le pire d’entre eux : il contredit les inégalités fécondes qui sont propres à l’humanité.

Certes il y a des inégalités injustes, criantes d’injustice même, mais le socialisme – leur effacement institutionnel, au demeurant irréaliste – ne les a jamais fait disparaître, sinon en nivelant par le bas, tout en laissant en place des Nomenklaturas privilégiées.


À lire la lettre du pape, on a une fois encore l’impression de vertus chrétiennes devenues folles : le maniement de concepts comme le « bien commun universel », de la « dette » envers les plus pauvres, qui relève d’ailleurs abord de la responsabilité individuelle, d’une saine régulation des marchés ne sont pas contestables en tant que tels mais le deviennent lorsque leur mise en œuvre est confiée à des institutions qui font la promotion systématique de la culture de mort sous toutes ses formes.


Est-il nécessaire de rappeler que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont été au premier rang des institutions qui ont promu le contrôle de la population dans les pays en voie de développement comme condition des aides qui leur étaient apportés, avec contraception et propagande pour le planning familial à la clef ?

Quelle confiance faire à la Banque mondiale qui promeut l’avortement légal dans ses documents officiels ?

Pas plus tard que le 10 novembre dernier, un média pro-avortement argentin anglophone notait, en soulignant qu’il était difficile d’y voir une simple coïncidence, que l’annonce d’une demande de fonds au FMI venait de se faire à une heure d’intervalle par rapport à l’annonce de la nouvelle présentation du projet de loi de légalisation de l’avortement, qui a abouti depuis lors, comme on le sait.


Quant à la concentration du pouvoir financier décriée par le pape François, c’est elle qui précisément permet la promotion et la mise en œuvre de ces objectifs : chez Bill Gates, les grosses fondations et les méga-sociétés qui prônent plus ou moins ouvertement le contrôle de la population, et qui font très visiblement la promotion des droits « inclusifs », qu’il s’agisse des migrants ou des « LGBT », le pouvoir de l’argent sert précisément de levier.

S’il y a une « structure » de péché dans notre pauvre monde, elle est là, précisément, et pas dans le fait pour un Africain d’avoir une famille nombreuse, pour un Français de rouler au diesel ou pour un Américain d’affectionner les voyages en avion.


Autre élément à considérer dans la situation actuelle, qui s’oriente vers le « Great Reset » ou « Grande réinitialisation » voulue par les grands de ce monde, de l’ONU au Forum économique mondial : la mise en avant de la Chine, toujours communiste et persécutrice des religions, particulièrement l’Église catholique.

Lors de la première réunion formelle en vue du Great Reset qui s’est tenue au début de l’année, le premier à qui la parole fut donnée était Xi Jinping, et il est difficile là aussi de croire à un hasard.


On trouve ainsi, quasiment à la tête de l’organigramme de la Banque Mondiale, Shaolin Yang, directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque.


Chinois.

Ancien membre des institutions de pouvoir de la Chine communiste (et peut-on l’être sans avoir sa carte du Parti ?), il a par exemple « exercé les fonctions de directeur général de la Coopération économique et financière internationale au ministère chinois des Finances, et était chargé à ce titre des relations bilatérales de la Chine ainsi que de sa coopération avec les institutions financières internationales », apprend-on sur le site de la Banque mondiale.


À la tête du FMI, c’est une Bulgare qui est aux commandes : Kristalina Georgieva est au nombre des figures de proue du mondialisme et elle figurait parmi les quelques personnalités qui, les premières, ont prôné le Great Reset aux côtés de Klaus Schwab du Forum économique mondial dès juin dernier.

Son idée : utiliser un « stimulus fiscal vraiment massif » – prélevé sur le contribuable, bien sûr, il faut bien que l’argent vienne de quelque part – pour soutenir les seules industries désignées comme « vertes » dans le plan de relance global, au moyen notamment de la taxe carbone, pour redessiner en réalité l’équilibre économique mondial en précipitant bon nombre d’industries traditionnelles vers l’échec et en fragilisant des économies nationales au moyen d’un outil parfaitement acéré. Kristalina Georgevia est également partisane de l’augmentation drastique des « droits de tirage spéciaux » du FMI de manière à pouvoir doubler ses capacités d’injecter des fonds dans l’économie mondiale, selon ses conditions bien sûr.

Elle l’annonçait dès le début de la crise du COVID, dont on comprend ainsi l’utilité comme levier idéologique et politique.


Il semblerait que le pape soit du même avis : loin de souhaiter une diffusion internationale et solidaire des moyens de traiter le COVID-19 et d’en réduire, par des remèdes peu chers et une prophylaxie simple les capacités meurtrières (modestes eu égard à la population mondiale, moins de 3 millions de morts attribuées au COVID pour une population globale de 7,83 milliards, soit une mortalité de moins de 0,04%), loin même de demander que ces moyens soient reconnus là où ils sont au contraire interdits, il réclame la vaccination universelle.

Sans même rappeler les procédés éthiquement douteux qui président à la conception et (ou) à la production de la plupart des « vaccins » anti-COVID, souillés par l’utilisation de cellules fœtales produites au moyen d’avortements, force est de constater que le pape François soutient une campagne d’inoculation expérimentale dont on n’a certainement pas fini de voir les effets néfastes, ou dont le risque d’effets néfastes est à tout le moins assumé.


Mais si c’est pour une œuvre… L’économie verte, inclusive et solidaire ?


Sans surprise, la Sainte Trinité et même Notre Seigneur Jésus-Christ sont aux abonnés absents de la lettre du pape au FMI et à la Banque mondiale.

Mais le pape ferait sans le moindre doute davantage de bien à l’humanité en cessant de déclarer, de manière parfaitement horizontale, que nul n’est sauvé seul, comme il le fait depuis des mois, mais en proclamant que Jésus-Christ est mort pour les hommes sur la Croix pour offrir à chacun, de manière individuelle, le salut éternel.

David Mayer de Rothschild disait à l’ouverture d’une conférence TEDx le 16 décembre 2010 : « Mais c’est comme si la nature était l’église de Satan. Donc je veux profiter de cette opportunité pour dire que si c’est l’église de Satan, je suis un adorateur du diable. Je vais le dire maintenant : j’aime Satan ». (lire ici)


La compréhension profonde de l’objectif et de la finalité essentiels de toute vie économique, à savoir le bien commun universel, se trouve au cœur d’un développement juste et intégral.

Il s’ensuit que l’argent public ne peut jamais être dissocié du bien public, et que les marchés financiers doivent être encadrés par des lois et des règlements visant à garantir qu’ils travaillent véritablement pour le bien commun.

Un engagement en faveur de la solidarité économique, financière et sociale suppose donc bien davantage que des actes sporadiques de générosité.

« C’est penser et agir en termes de communauté, de priorité de la vie de tous sur l’appropriation des biens de la part de certains.

C’est également lutter contre les causes structurelles de la pauvreté, de l’inégalité, du manque de travail, de terre et de logement, de la négation des droits sociaux et du travail.

C’est faire face aux effets destructeurs de l’Empire de l’argent. […] La solidarité, entendue dans son sens le plus profond, est une façon de faire l’histoire » (Fratelli Tutti, 116).


Il est temps de reconnaître que les marchés – en particulier les marchés financiers – ne se gouvernent pas eux-mêmes.

Les marchés doivent être encadrés par des lois et des réglementations garantissant qu’ils travaillent pour le bien commun, que la finance – plutôt que d’être simplement spéculative ou de se financer elle-même – travaille pour les objectifs sociétaux si nécessaires dans le contexte de l’urgence sanitaire mondiale actuelle.

À cet égard, nous avons particulièrement besoin d’une solidarité vaccinale financée de manière juste, car nous ne pouvons pas permettre que la loi du marché prenne le pas sur la loi de l’amour et de la santé de tous.

Ici, je réitère mon appel aux chefs de gouvernement, aux entreprises et aux organisations internationales pour qu’ils travaillent ensemble à la fourniture de vaccins pour tous, en particulier pour les plus vulnérables et les plus nécessiteux (cf. Message Urbi et Orbi, jour de Noël 2020).


J’espère qu’à l’occasion de votre réunion, vos délibérations officielles et vos rencontres personnelles porteront beaucoup de fruits pour le discernement de solutions sages au service d’un avenir plus inclusif et plus durable.

Un avenir où la finance est au service du bien commun, où les personnes vulnérables et marginalisées sont placées au centre, et où l’on prend bien soin de la terre, notre maison commune.


En vous adressant mes meilleurs vœux et mes prières pour que ces réunions portent des fruits, j’invoque sur tous les participants les bénédictions divines de sagesse et d’intelligence, de bon conseil, de force et de paix.


Du Vatican, le 4 avril 2021



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