Les frontières sanitaires du monde global : illustration en Islande...

Vendredi 19 mars 2021

L'Islande annonce ouvrir toute grande ses frontières ... aux personnes vaccinées ... par un vaccin certifié par l'OMS ou le Centre Médical Européen. Lorsque l'on se rappelle le scandale autour des déclarations européennes rejetant l'idée même d'une certification du vaccin russe Spoutnik, qualifié de roulette russe, l'on comprend que la géopolitique du vaccin va devenir une géographie du vaccin, avec des territoires et des populations hermétiquement clos par des murs vaccinaux idéologiques.


Cela est présenté comme une grande avancée, et puisque l'Europe s'emballe autour d'un certificat de vaccination permettant de voyager, l'exemple islandais doit obliger à réfléchir. Bref, l'Islande ouvre ses frontières étatiques, non seulement aux ressortissants de l'UE sains et certifiés, mais également à toute personne ... saine et certifiée. C'est-à-dire à toute personne vaccinée par un vaccin validé par l'OMS ou par l'UE.


Cela fait partie de la masse toujours renouvelée des fausses bonnes nouvelles dont l'on nous abreuve depuis l'entrée fulgurante de nos sociétés endormies dans l'ère du Covid. Puisque vous n'êtes plus en droit de vous déplacer librement, n'importe quelle ouverture, même fausse, doit vous réjouir. Et dans l'ensemble, les gens se réjouissent. Donc le "Pass sanitaire", "Passeport vaccinal", peu importe sa dénomination, le principe est le même, doit impérativement être présenté - et perçu - comme une mesure libérale. Puisque, enfin, vous allez pouvoir remettre un bour de nez couvert dehors.


Le fait de conditionner vos déplacements non seulement à la vaccination, mais encore à certains vaccins, est désormais une mesure libérale. Orwell doit se retourner dans sa tombe.

La dimension géopolitique du vaccin (voir notre texte ici pour RT) est un élément incontournable de cette poussée covidienne, qui a contaminé toutes nos institutions. Conditionner la liberté de déplacement à un certificat de bonne provenance idéologique du vaccin, est un nouveau moyen de délimiter le territoire de ce nouveau monde.


Pour illustrer cette dérive, il suffit de se souvenir de ce récent scandale autour de la question de la certification par l'UE du vaccin russe Spoutnik, procédure qualifiée de "roulette russe" par l'une des responsables de l'EMA, alors que ce vaccin a de bons résultats et que de nombreux pays l'utilisent.


Dans un monde global, les frontières étatiques, fonctionnant sur le principe étatique, n'ont plus leur place. Mais tout territoire, pour être gouverné, a besoin d'être borné, déterminé, afin de pouvoir déterminer aussi la population sur laquelle s'étend la gouvernance. La frontière vaccinale, appuyée sur des critères idéologiques, est en effet une solution.

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