Les pandémies, une nouvelle ère de guerres secrètes ?

Dimanche 18 avril 2021

Si l’on suit la conférence passionnante de l’écrivain et journaliste Paul Schreyer, on en arrive à la conclusion suivante : la « pandémie de Covid-19 » n’est pas tombée du ciel.

Au cours des 30 dernières années, le scénario entourant les éventuelles pandémies a été testé lors de jeux de simulation de bioterrorisme.

Cette émission met en évidence un petit extrait de la conférence de façon chronologique et factuelle ; elle montre comment ces exercices ont été réalisés, qui les a organisés et quels sont les parallèles entre les scénarios et notre situation actuelle.

Paul Schreyer, écrivain, journaliste et rédacteur d’ouvrages critiques, parle dans sa conférence « Jeux de simulation pandémique – Préparation d’une nouvelle ère ? » de l‘évolution politique après la fin de la Guerre froide (1945 à 1990).

Cette période était marquée par la peur réelle de la guerre nucléaire.

L’Est et l’Ouest étaient fortement armés et se menaçaient mutuellement de destruction totale.


Mais ensuite est venu l’effondrement de l’Union soviétique, symbolisé par la chute du mur de Berlin en 1990.

Le monde a poussé un soupir de soulagement et voulait la paix, tandis que le gouvernement américain s’est inquiété de savoir comment justifier les dépenses militaires alors que soudain il n’y avait plus d’ennemi.

Comment faire comprendre à la population qu’elle a malgré tout besoin d’une armée forte, avec des dépenses d’armement et des systèmes d’armes importants ?

L’attentat du World Trade Center en 1993 et du bâtiment fédéral d’Oklahoma City en 1995 ont ensuite déclenché une nouvelle ère de guerre, « la guerre contre le terrorisme », qui a laissé des traces de sang dans de grandes parties du monde.

Paul Schreyer a dit que le gouvernement américain, avec le soutien des médias, a alors gagné l’approbation populaire concernant la nécessité d’augmenter les dépenses de défense pour les armes biologiques et chimiques.


En 1998, dans un document stratégique interne au Pentagone, l’un des principaux experts en armes biologiques, le colonel Robert Kadlec, a souligné les « avantages » des armes biologiques, je cite : « Lorsque des armes biologiques sont utilisées sous couvert d’une épidémie limitée dans l’espace ou d’origine naturelle, on peut nier leur utilisation de manière crédible […]


La possibilité de provoquer de graves pertes économiques et par la suite une instabilité politique, combinée à la possibilité de nier son utilisation de manière crédible, cela dépasse les capacités de toute autre arme connue ».


La même année 1998, le « Center for Health Security », en français « Centre pour la sécurité sanitaire », affilié à l’université Johns Hopkins, a été fondé aux États-Unis avec l’argent d’une fondation milliardaire.

Un an plus tard ce Centre pour la sécurité sanitaire a commencé à organiser des exercices avec des jeux dits de planification de bioterrorisme.


Paul Schreyer les a examinés de plus près. Leurs noms semblent tout droit sortis de films futuristes : « Dark Winter », « Global Mercury », « Atlantic Storm », « Clade X » et en octobre 2019 l’exercice « Event 201 ».

Ce dernier point mérite un examen plus approfondi : il était organisé de nouveau par le Center for Health Security.

Les coorganisateurs étaient la Fondation Gates, le Forum économique mondial et des groupes pharmaceutiques et médiatiques américains.

Dans cet exercice, on a joué à faire face à une « pandémie de coronavirus », notamment en ce qui concerne les relations publiques.


Il est indiqué dans la documentation de cet exercice : « Les gouvernements devront collaborer avec les sociétés de médias pour étudier et développer des approches plus efficaces de la lutte contre la désinformation.

Pour ce faire Il faudra développer la capacité d’inonder les médias d’informations rapides, précises et cohérentes […].

Pour leur part, les sociétés de médias devraient s’engager à faire en sorte que les messages officiels soient prioritaires et que les faux messages soient réprimés, y compris par le biais de la technologie ».


En résumé, on peut dire que c’est lors de tels exercices que des scénarios de pandémie ont été répétés et développés en permanence ; les conséquences de la maladie et de la vaccination sur les citoyens y ont joué un rôle central.


Les participants à ces jeux de simulation étaient des représentants haut placés des autorités et des gouvernements ainsi que des journalistes renommés, et enfin des membres du conseil d’administration de multinationales.

Dans tous les exercices, la limitation des droits civils et des libertés a également joué un rôle.

En 2020, l’OMS a effectivement déclaré une pandémie de coronavirus.

Un grand nombre des mesures répétées et discutées pendant des années dans les jeux de simulation ont depuis été mises en œuvre au niveau mondial.


Dans ce contexte, peut-on encore croire à une pandémie « accidentelle » ?


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