Navalny le persécuté...

Dernière mise à jour : janv. 27



Navalny dans le coma : son aura politique reprend des couleurs Le 20 août au matin, Alexeï Navalny, l’opposant russe chéri des médias et des politiques du « Monde libre », s’est trouvé mal dans l’avion qui le ramenait de Tomsk à Moscou. Hospitalisé en urgence à Omsk, dans un état critique, il est depuis dans le coma. Les médecins font des analyses pour comprendre l’origine, pour l’instant le diagnostic n’a pas été trouvé, il leur faut encore environ deux jours. Pour autant, toute la bonne société d’opposition russe parle d’un empoisonnement volontaire par le Kremlin, version reprise par les médias étrangers, Macron et Merkel déjà prêts à le soigner et à offrir un statut de réfugier politique à toute la petite famille. Un opposant à environ 2%, dont les statiques ne sont en général pas encore en âge de voter … A qui profite le crime ? Terminant sa tournée politique en Sibérie, Navalny a pris l’avion de Tomsk pour rentrer à Moscou le 20 août au matin. Se sentant mal pendant le vol, l’avion a fait un atterrissage d’urgence à Omsk, où, tombé dans le coma, il a été placé en soins intensifs et sous respiration artificielle. Sa femme et « son médecin » sont arrivés et n’ont pas eu accès au corps du Roi, faute de certificat de mariage pour la femme et d’une présence suffisante de médecins surtout avec l’arrivée spéciale d’une équipe médicale moscovite. Alors que le diagnostic n’a pas encore été fixé, que les analyses sont en cours, la machine politico-médiatique s’est emballée. Macron et Merkel, après avoir fait pression sur la Russie pour qu’elle se charge du sale travail en Biélorussie


contre Loukachenko, reprennent le flambeau du soutien de l’opposition, cette fois-ci ils proposent de soigner le corps sacré de l’opposition russe et de fournir l’asile politique à sa famille. Les supporters de Navany et la machine médiatique qui le porte, Les Echos de Moscou ou Mediazone, parlent de crime politique. Evidemment la main du Kremlin, What else? Devant un personnage politique, qui même pour se présenter 2013 à des élections à Moscou, avait eu besoin de l’aide de Russie Unie pour obtenir les signatures et d’un soutien très haut placé se faire blanchir de ses accusations pénales au bon moment. Le monde politique russe trrremble de cette perte … L’on apprend alors par les médias que l’Allemagne a envoyé un avion médicalisé pour l’évacuer vers le « Monde libre ». Pourtant, une précision de taille, c’est une opération politique menée par la Fondation Cinema for peace, qui n’en est pas à sa première opération de comm et semble spécialisée dans le transfert des opposants. Les médecins de l’hôpital d’Omsk ont refusé d’accorder le transfert, son état s’est certes amélioré, mais il n’est pas encore totalement stabilisé. Si l’on parle d’empoisonnement, comme le font les partisans de Navalny, l’on peut se demander à qui cela profite ? Même si les médias occidentaux se gargarisent d’un « principal opposant à Poutine« , son poids sur le plan politique est quasiment nul – 2 à 3%. Navalny n’est pas un personnage politique, dans le sens où il ne porte pas une vision politique positive alternative, il est en place pour détruire ce qui existe. Or, son capital de manipulation est en chute libre, comme l’a montré son échec cuisant de 2018, où il a voulu lancer de grandes manifestations pour boycotter les élections présidentielles russes, lui ne pouvant les remporter (voir notre texte ici). Autrement dit, Navalny est devenu un poids mort – et encombrant – pour l’opposition russe, d’autant


plus que certains ont les dents longues, comme Sobol.


L’attention s’est focalisée sur le thé, qu’aurait pris Navalny à l’aéroport avant de partir. Tout le beau-monde anti-russe demande une enquête sérieuse. Pourtant, les vidéos de l’aéroport montrent clairement que c’est l’assistant de Navalny qui lui a apporté son thé …


Mais la mécanique est en route, les appels à manifester en soutien à Navalny sont lancés. Ça tombe bien quand même, surtout lorsque Poutine a refusé d’aider à faire tomber Loukachenko, que l’opposante sacrée Tikhanovskaya s’embourbe de plus en plus dans un scénario exilé à la Gaïdo et que les Biélorusses ne semblent pas franchement attirés par un scénario ukrainien. C’est à ce moment-là, évidemment, que le Kremlin choisirait pour « empoisonner » Navalny … Qui, vivant et en pleine santé, ne représente pas plus de danger que la mouche du coche.


Si l’on se demande à qui profite tout cela, les regards ne se portent pas vers le Kremlin …


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PS : Les médecins russes viennent de déclarer qu’ils n’ont pas trouvé de trace de poison ni dans le sang, ni dans les urines de Navalny. Ils communiqueront leur diagnostic à la famille, qui sera libre de le transmettre à la presse.




Navalny, le donneur de leçons


Le repris de justice Alexey Navalny, bien connu par nos lecteurs, franchit aujourd’hui un nouveau pas dans l’ignominie. Que des adversaires politiques s’affrontent, c’est normal. Que Navalny accuse les dirigeants Russes de corruption, c’est le jeu, même s’il se ridiculise chaque fois. C’est son choix. Mais quand un prétendant au Kremin s’attaque aux enfants de ses adversaires politiques, on comprend qu’il y a un réel problème!


Aujourd’hui Navalny s’en prend au fils du porte-parole du Président Poutine, Dmitry Peskov. Par respect pour la vie privée de Dmitry Peskov et de son fils nous ne détaillerons pas les racontars de Navalny, ni les photos prises – et diffusées – à l’insu des intéressés, père et fils qui lui vaudront, souhaitons-le, une sévère condamnation pour atteinte à la vie privée.


Intéressons-nous plutôt à Navalny, grand donneur de leçons de morale, et observons ce document:




Nous y voyons qu’un certain Alexei Navalny a acquis en octobre dernier une propriété d’une valeur de 3 millions d’euros en France au bord du lac de Genève, dans la commune de Sciez. En mars dernier, nous avons donc contacté par email Maitre Fumex, notaire ayant validé l’acte: Nous avons reçu un article pour publication, mentionnant un document qui porte votre nom. Je vous le joins en pièce jointe. Sans trahir vos obligations de confidentialité vis-à- vis de vos Clients, pouvez-vous nous indiquer si ce document est authentique ou s’il s’agit d’un faux? Ne recevant aucune réponse, nous avons téléphoné à Maitre Fumex. Au 5-ème appel le très occupé notaire a daigné prendre la communication, et nous a déclaré « nous protégeons nos clients et je ne vous donnerai donc aucune information sur cette transaction ». Avant de nous raccrocher au nez. Sans doute ne s’est-il pas rendu compte que sa réponse valait donc


confirmation de la réalité du document.


Voici donc quelques photos précisant la situation de la propriété d’Alexey Navalny: Située en première ligne du bord du lac, avec piscine sur un terrain de taille plus que respectable. Nous espérons prochainement pouvoir diffuser plusieurs photos prises sur place.


Et se pose donc LA question: Comment le responsable du « fonds contre la corruption » a t’il pu débourser 3 millions d’euros pour acheter une résidence secondaire? Navalny, contacté à plusieurs reprises, n’a jamais répondu. Précisons que les déclarations de revenus de cette fripouille ont été publiées et qu’elles ne peuvent absolument pas justifier une somme de cette importance.


Il est grand temps que des mesures soient prises pour mettre cet individu hors d’état de nuire, en toute légalité.












Navalny mis KO par le Régiment Immortel: cette manifestation dont on ne vous parle pas

Le 5 mai, Navalny, l’opposant « démocratique » voulu par l’Occident, bénéficiant d’environ 1% de soutien dans la population russe (c’est parce que la Russie est une dictature, ne l’oubliez pas, sinon …) mais unanimement porté par les médias occidentaux (dans toute la liberté de leur diversité) a rempli – momentanément – son contrat. Il a refusé de manifester là où un accord avait été trouvé avec la ville de Moscou, il a mis des enfants dans les rues dont certains ont été arrêtés puis relâchés, il a lui-même été arrêté et relâché, des photos de violences policières et des Cosaques ont été montées en épingle et sorties de leur contexte par les médias « indépendants ». Bref, la communauté internationale a pu s’indigner avec soulagement (cette bonne veille Russie), avant de devoir avaler le Régiment Immortel, qui devient vraiment indigeste pour cet Occident décadent. Ce Régiment Immortel qui a littéralement balayé le réseau de sales gosses que Navalny arrive encore à enrôler. L’opposition se désolidarisant de plus en plus, reste les jeunes en mal de révolte et les excités.


Les manifestations de Navalny en Russie le 5 mai


Navalny avait annoncé de grandes manifestations dans tout le pays suite aux élections présidentielles et avant l’inauguration de V. Poutine et les festivités populaires du 9 mai. Il fallait bien montrer que le Président n’avait pas été élu légitimement, puisque le peuple est dans la rue. Ce qui a marché dans plusieurs pays de l’Est, l’Ukraine en est le paroxysme, mais aussi une variante adaptée et à suivre en Arménie récemment. La Russie, elle, a réussi à dépasser ce stade, elle résiste à ces tentatives emportées par la foule. Le nombre de ses participants baisse régulièrement en même temps que leur âge. Selon la presse, Moscou – 1500 , Saint- Pétersbourg – 2 000, Nijni Novgorod – 900, Kazan – 300, Novossibirsk – 330, Belgorod – 40,Vovograd –95, Krasnodar –147, Koursk – 15. La palme revientà la villede Magnitogorsk– 1, manifestement l’organisateur …A Moscou, alors que la mairie a donné son accord pour la manifestation du 5 mai sur l’avenue Sakharov, un Navalny refuse et appelle les gens à manifester en plein centre, pour tenter de se diriger vers le Kremlin. Il marche dans les grandes rues commerçantes du centre. Cela présente surtout le très grand intérêt de pouvoir remplir la scène avec des figurants, ici des passants, qui n’ont rien à voir avec la manifestation mais permettent de donner l’impression de masse. De plus, une manifestation autorisée ne présente aucun intérêt, pas d’arrestations, pas d’images – et donc moins de financements à venir.

La mise en scène 1: les enfants

Navalny est un professionnel de l’organisation de manifestations, dont les résultats concrets sont plus … relatifs, mais qui ont en commun de manipuler les plus jeunes et de les pousser à la violence (Voir le Texte n° 1 Complémentaire en fin d'article). Il avait déjà tenté, sans aucun succès, ce que nous avions appelé une Révolution Verte (Voir le Texte n° 2 Complémentaire en fin d'article). Le procédé est le même cette fois aussi. Plus ils sont jeunes, mieux c’est. Khodorkovsky lui-même, sur son compte Twitter, met en avant « l’arrestation des enfants » par le vilain régime de Poutine. Et là, en effet, question enfants, on est servi … Qu’en pensez-vous, il est sorti de la maternelle? Pourquoi le photographier, il est certainement avec ses parents. C’est de la pure manipulation émotionnelle.


Celui-ci s’exprime sur des questions politiques … il comprend le texte qu’il a appris? Il joue. Mais ça se termine mal… Où est la responsabilité des adultes?


Peu importe, Navalny a obtenu le résultat recherché, les policiers l’emmènent délicatement:



Celui-ci aussi et il semble beaucoup moins heureux. Espérons que cette leçon lui permettra ensuite de réfléchir aux intentions réelles des beaux parleurs:


Ces enfants étaient plutôt passifs. Il y en avait d’autres, au comportement très agressif:



Ou encore ceci qui ressort de la vidéo sur le site de Life montrant les provocations de la part des manifestants de Navalny. Cet enfant ci-dessous se jette dans les pieds des policiers, accroche les jambes, frappe, se débat. Ça fait de « belles images ».



Si chacun s’insurge contre la police qui a « osé » interpeller des mineurs se trouvant dans une manifestation illégale et dont certains avaient un comportement agressif, personne ne se demande pourquoi et comment autant de jeunes peuvent se retrouver là, avec toutes les conséquences psychologiques que cela entraîne pour eux (sans parler des conséquences juridiques). Navalny arrêté encore une fois, sera toujours libéré, la Russie a trop peur d’un nouveau Khodorkovsky … ou


Pachinian. Mais ces jeunes, qui sont de plus en plus jeunes? Jusqu’où l’Occident est prêt à aller? L’histoire récente a montré qu’il était prêt à aller loin, très loin, sans aucune considération morale.

La mise en scène 2: des provocations bien encadrées Les vidéos mises en ligne et notamment diffusées par Life montrent que les provocations par les manifestants étaient très bien encadrées.

Marchant dans le centre, à côté de la circulation automobile, des individus provoquent l’incident avec la police en faisant des incursions très dangereuses sur la voie, au risque de provoquer des accidents:



A un autre moment, une femme en rouge se jette par terre et crie au secours, qu’on la frappe, qu’il faut arrêter. Des flash se mettent en route. Un homme s’interpose et lui dit d’arrêter, que personne ne l’a touchée (ce que montrent en effet les images) et elle se relève et part tranquillement. Les photos ont été prises, une nouvelle victime pour l’arsenal

médiatique:




Le spectacle a été donné. Mais dans la foule on voit très clairement un homme en blanc, un peu grassouillet, qui mène le convoi. Il veut les diriger vers le Kremlin et leur dit de tourner à droite:


On le retrouve un peu plus loin, en pleine discussion avec la police qui bloque le passage:


Dans le comportement de la foule, on voit des mouvements très organisés: des individus s’avancent pour jeter des pierres ou des bouteilles sur la police, puis partent à l’arrière des rangs derrière une foule compacte, elle inerte. Vous pouvez le voir en détail sur la vidéo ici.

L’affaire des cosaques La presse, d’abord d’opposition en Russie, puis étrangère, lance « l’affaire des cosaques »:



Des Cosaques sont en effet apparus et des images violentes ont circulé. Mais la presse tait « l’avant ». Pourtant ces Cosaques sont à visage découvert, facile de les retrouver. C’est ce qu’a fait le journal russe « libéral » Kommersant. L’un des Cosaques, Vassily Iachikov, qui explique que deux groupes de Cosaques, indépendamment l’un de l’autre puisqu’ils ne s’entendent pas particulièrement, sont venus voir ce qui se passe et « discuter » avec l’opposition, à savoir le Régiment de Crimée (qui malgré son appellation est de la région de Moscou) et la Première centaine, groupe auquel il appartient. Ils étaient une quinzaine de ce groupe, quelques uns des Cosaques de Crimée et un ou deux de Kouban. Pas vraiment une masse. Mais, les manifestants les ont insulté, assez primairement. Comme les ados mal élevés savent le faire: c’est quoi ton chapeau, il fait chaud enlève-le; vas voir tes popes, c’est tout ce que tu sais faire etc. Et puis des cris de provocateurs: Aller, Cosaque, frappes! Il y avait aussi des représentants de l’opposition radicale, notamment un des dirigeants de Open Russie, de Khodorkovsky. Etrange? Non, logique. Finalement, de provocations en réponses, les coups sont partis. Mais un Cosaque reste un Cosaque et quand il frappe,


il ne fait pas semblant. Or, ces jeunes, ces opposants du dimanche, s’ils aiment provoquer, ne sont pas là pour assumer. Finalement, ça a fait de jolis articles dans la presse, ces

« fachos-nationalistes » qui défendent Poutine…


Navalny écrasé par le Régiment Immortel


La mesquinerie et la petitesse de ces provocations, montées en épingle par une presse en mission, montre toute la différence qui existe entre ces groupes de casseurs et la masse de la population. Cette population qui est encore une fois sortie massivement défiler avec le portrait de ses aïeux de part toute la Russie en mémoire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale.


Plus de 10 millions de personnes ont pris part en Russie au Régiment Immortel, dont plus d’un million à Moscou. 10 millions. Finalement, à chacun de choisir sa place dans la société. La société, elle, a fait son choix.



Texte n° 1 complémentaire :


La grande révolution populaire de Navalny n'a pas eu lieu

De 1000 à 2500 personnes à Moscou selon les sources, environ 1500 à Saint-Pétersbourg, quelques centaines voire quelques dizaines dans les villes de province et 1 personne à Petropavlovsk, la grande "grève des électeurs" organisée par Navalny et soutenue à bout de bras par toute la presse occidentale n'a pas eu lieu. Le Maïdan russe, tant préparé par ses organisateurs expérimentés en la matière, s'est finalement transformé en promenade dominicale pour écoliers, quand même entourés de quelques accompagnateurs majeurs. Après s'être vu refuser son enregistrement comme candidat aux élections présidentielles russes de 2018 par la Commission centrale électorale en raison de son casier judiciaire, décision confirmée par la Cour suprême fédérale, Navalny a décidé de lancer un mouvement de boycott des élections. Si ce n'est moi, ce ne sera personne. Si je n'y suis pas, rien n'est légitime. Démocratie ou ego surdimensionné, à vous de voir ... Selon les données du Conseil des droits de l'homme, les chiffres de la participation sont les suivants: Ekaterinbourg - environ 1 000; Novosibirsk - 600; Nijny Novgorod - 550; Perm - 380; Tcheliabinsk - 350; Omsk - 270; Saratov - 230; Samara - 220; Krasnoïarsk - 205; Tomsk et Vladivostok - 200; Irkoutsk - 190; Khabarovsk, Barnaoul et Kemerovo - 150; Ijevsk - 120; Tioumen - 115; Orenbourg - 100; Kourgan - 80; Komsomolsk sur l'Amour - 70; Tchita - 63, Ulan-Ude - 60; Astrakhan - 50; Iakoutsk et Sakhaline du Sud - 35; Magadan - 20; Blagovechensk - 16; Petropavlovsk-Komtchatskiï - 1 (manifestement, il s'agit de l'organisateur). Autrement dit, c'est un fiasco, ce que montent parfaitement ces photos, lorsque l'on ne fait pas de gros plans. A Moscou:


A Saint-Pétersbourg, au début de la manifestation:


A part les quelques adultes venus encadrés les enfants, les photos des manifestants laissent songeur ...


Comparativement, ceux-là s'approchent de l'âge de la retraite:



Le ministère de l'Intérieur russe avance un chiffre de 3 500 manifestants en tout. Même s'il est revu à la baisse, comme c'est la cas pour toutes les manifestations dans tous les pays, nous sommes très loin d'une action de masse. En Russie, il y a environ 110 millions d'électeurs. Selon l'institut de sondage Vtsiom, 11% des électeurs ne pensent pas participer aux élections. Ce qui fait un potentiel de manifestants contre les élections de ... plus de 12 millions. Navalny a une côte de popularité de 1% au 21 janvier 2018. Ce qui lui fait un potentiel de supporter sur cette question de ... 120 000. Il est très loin de réaliser même son potentiel. Lorsque l'on sait que sur son site, il annonce un nombre de volontaires de 200 013 personnes en janvier 2018, manifestement, ses supporteurs sont restés au chaud. Ou bien les chiffres, sont, comment dire, gonflés? Mais l'essentiel a été atteint: la presse occidentale, et évidemment française, parle de lui, puisqu'il a réussi à se faire arrêter - quelques heures. Leur héros mérite donc ce titre de héros. Ainsi, sur France TV Info, les "spécialistes" vantent la volonté de changement des Russes, oubliant quelque peu les chiffres contredisant leur propre volonté. Mais quelle importance après tout.


Monsieur 1% est qualifié "d'opposant N°1" à V. Poutine, raison pour laquelle, manifestement, il se serait fait arrêter et non pas du tout pour violation de l'ordre public. Ca c'est un détail. Ainsi Le Point:

"L'opposant numéro un au Kremlin Alexeï Navalny, soutenu par ses partisans qui ont répondu par milliers à son appel pour dénoncer la "supercherie" de l'élection présidentielle de mars, a été libéré après avoir été brièvement détenu par la police dimanche à Moscou."

Ou encore le JDD, dans le même style:


Toute cette publicité tombe bien, au moment où il tente désespérément de faire reconnaître par la CEDH que ses procès en Russie sont motivés par des raisons politiques et non juridiques, ce que la CEDH a refusé pour l'instant d'affirmer. Mais la décision de la Grande chambre est en attente. Un concours de circonstances, certainement. Et l'accent mis sur cette soi-disant "volonté de changement" évidemment de la jeunesse, cette jeunesse devenue "sacrée" autant qu'instrumentalisée. Oui, ça rappelle la technologie essoufflée et défraîchie du Maïdan. Les organisateurs ont manifestement oublié que cette technologie doit bénéficier 1) du soutien de la population 2) de l'effet de surprise 3) de la faiblesse de l'Etat. Or, ici en Russie, l'Etat n'est pas en faillite comme en Ukraine, la police a donc répondu immédiatement et une telle répétition des tentatives révolutionnaires empêche depuis longtemps la surprise. Ce qui en revanche n'empêche pas la tentative, surtout lorsque l'on voit le nombre d'organisateurs qui sympatisent ouvertement avec le Maïdan ukrainien et l'appellent de leur voeux en Russie. Ainsi en est-il d'Ekaterinbourg, où non seulement le maire élu a manifesté contre les élections présidentielles (ce qui appelle à réflexion ...), mais où justement l'organisateur Viktor Barmine fait parti du groupe "Maïdan en Russie! Maïdan à Ekaterinbourg!". Ou encore à Novokuznetsk, l'organisateur Dmitri Miropoltsev soutient activement le Maïdan ukrainien, fait parti du groupe extrémiste "Orange.Ukraine" et a vécu en Ukraine. L'on peut aussi souligner à Barnaoul l'organisateur Vladimir Gondarev, également sympathisant actif. Mais ce doit être une coïncidence, puisque Navalny est un héros national, victime du "système Poutine". Un héros à 1%. Avec un tel rapprochement des technologies employées, l'on peut se demander jusqu'à quel point l'Occident va regretter de ne pouvoir renverser le pouvoir en Russie ... Les snipers en Ukraine ... Une victime sacrificielle pourrait bien devenir utile, même si la population ne suit pas, peu importe cela justifirait une campagne internationale. Et vue la chute du poids intérieur de Navalny, la réduction de sa capacité de nuisance, il va finir par coûter cher et ne plus être rentable. Sauf si ... Navalny devrait y penser. Qui sait.